Marie-Pierre van Eetvelde


 


Un extrait

"De Bruxelles à Saint-Jacques-de-Compostelle" Marie-Pierre van Eetvelde

 

lu pour vous par Armand Jacquemin et paru dans le Pecten N°89, pp.23-24

 

Madame Marie-pierre van Eetvelde vient de publier une merveilleuse relation de son pèlerinage vers Saint-Jacques. Médecin généraliste en maison médicale au centre de Bruxelles, c,est à l’âge de 52 ans et en solitaire que- du 28 avril au, 14 juin 2007 elle va pédaler vers Compostelle. Mère de 4 grands enfants qui la soutiennent dans son projet. Cette pèlerine est passée au Centro Gallego un premier jeudi du mois. Sous la conduite d’Hubert Mathieu, elle s’est entraînée en testant son nouveau vélo sur les routes de la Sambre. Elle ne suivra le Camino que vers Poitiers car elle veut revoir des membres de sa famille qu’elle affectionne.

 

Elle passera donc par Amiens, Chartres et Angers. Si, en Belgique, le printemps 2007 a été plutôt doux, ce sont des trombes d’eau et les morsures du froid qu’elle devra supporter à travers la France. Les quelques apparitions du soleil vont pourtant la réchauffer pour qu’elle puisse supporter son amour sans bornes pour la nature.

 

Les visites d’églises et de monastères |’intéressent et lui permettent des haltes spirituelles trop rares à son goût. Nous la ,suivons. et partageons ses craintes et ses doutes. Ce qui frappe,ce son ses échanges cordiaux avec les autres pèlerins ou avec ceux qui l’accueillent. Moments pleins de sens, de chaleur et parfois d’humour.

 

Même pèlerine elle reste médecin pour secourir au bord du chemin et même apaiser durant la nuit. Marie-Pierre est chrétienne sans être une fervente catholique. En fréquentant les réunions de la Viale, elle a compris le grand message d’amour du Christ. Foi, confiance et amour lui font prendre du temps pour prier. Dans les Évangiles, le message du Christ est bien plus empreint d’amour que de lois à respecter. Jésus pardonnait bien plus qu’il ne jugeait, il n’avait pas peur de faire frémir les Pharisiens fanatisés par le devoir du respect envers les lois et règlements religieux. En relisant certains passages de son livre de 174 pages agrémentées par de nombreuses photos, on découvre mieux cette intrépide « cyclote » pèlerine qui a ressenti beaucoup plus la présence divine dans la solitude d’une église ou face à la beauté de la nature que dans une célébration religieuse où elle ne comprend rien.

 

Marie-Pierre a pédalé plus de 3000 km avec calme, sérénité et confiance’ Sa moyenne journalière a été de l’ordre des 66 km mais certaines étapes ont dépassé les 80 km. Partie le 28 avril 2007 par la place Meiser et le canal vers Hal, elle est parvenue à Santiago le 14 juin après 46 jours de chevauchée. Le 20 juin, elle parvenait au Cap Finisterre, terme du chemin.

 

Elle a repris les activités de son sacerdoce à la Maison médicale des Riches-Claires mais son coeur est resté sur le chemin où, un jour, elle voudrait aussi accueillir quelque part et à son tour les pèlerins de Monsieur Saint Jacques.