J. Goedert


Le 16 août 1899, l'ancien curé de Fouches (Arlon), partit  avec deux prêtres-pèlerins jusque Jérusalem.


Un extrait de "Un pèlerinage à Jérusalem"

De Nazareth à Caïffa.

Plusieurs pèlerins préférèrent retourner à cheval ou à dos d'âne, mais ces fougueux chevaux arabes et même ces bourriques indolentes, remarquant bientôt l'inexpérience des cavaliers, les jettent à bas sans autre forme de procès et prennent le large à travers champs. Ces chevaux arabes, plein de ruse, suivent de loin la caravane et aussitôt qu'on fait mine de les attraper, ils se sauvent au grand galop. Une amazone, en tombant, se fendit l'oreille; un pèlerin français, M. A. tomba d'une manière si malencontreuse qu'il fut obligé de prendre place dans une voiture. Je pense que ce dernier a été puni par anticipation, car, à notre arrivée au bateau, il voulait s'emparer de notre place au réfectoire, prétendant que nous avions plus d'air et que nous étions mieux éclairés que lui et ses compagnons. Mais les Belges qui ont donné de la tablature à Jules César et qui récemment s'opposèrent crânement à Guillaume II et à ses hordes teutonnes, ne se laissent pas faire comme cela. Notre camarade le pèlerin-musicien sonne la charge et nous, Belges, comme un seul homme, nous repoussons victorieusement le fier gaulois, au cri de guerre: l'union fait la force, nous maintenons notre position jusqu'à notre retour à Marseille."